2021-05-12 - MOLKOÏ French Club - Online French Class - Lecture et Compréhension (Reading and Understanding) - DB

La date du jour

 

Aujourd’hui, nous sommes le mercredi douze mai deux mille vingt-et-un

= Today is Wednesday, May 12, 2021

 

 

 

Notes et Vocabulaire

(Notes and Vocabulary)

 

J’ai glandé toute la journée

Faire la grasse matinée

 

https://www.lemonde.fr/mondial-2018/article/2018/07/15/coupe-du-monde-2018-vingt-ans-les-bleus-sont-de-nouveau-sur-le-toit-du-monde_5331765_5193650.html

 

 

La France remporte la Coupe du monde 2018 : vingt ans après, les Bleus de nouveau sur le toit du monde

 

Les Bleus ont montré, dimanche à Moscou, une impressionnante détermination pour battre la Croatie (4-2) et ainsi remporter leur deuxième titre de champion du monde.

 

Le football français est longtemps passé pour un indécrottable romantique, dont on célébrait les glorieuses défaites, Séville 1982 par exemple, tandis que les autres nations accumulaient les titres. Fidèle à ce qu’il était sur le terrain, un travailleur de l’ombre et un apôtre de la victoire avant tout, Didier Deschamps a transformé son équipe de France en une terrible machine à gagner. Ironie de l’histoire, pour quelqu’un qui était surnommé « la Dèche » et a connu le cauchemar bulgare de 1993.

 

Dimanche 15 juillet, au stade Loujniki de Moscou, les Tricolores se sont montrés impitoyables (4-2) face à des Croates méritants, pour remporter le Mondial 2018. Pendant que le président russe Vladimir Poutine, enfin sorti de sa tanière, s’éloignait sous le déluge moscovite comme étranger à la joie tricolore, les joueurs français pouvaient brandir un trophée historique, vingt ans après les deux coups de tête victorieux de Zinédine Zidane au Stade de France. 1998-2018, le lien est tout trouvé : le capitaine Didier Deschamps devenu le sélectionneur Didier Deschamps.

 

La leçon de l’Euro 2016 a été bien apprise

A défaut d’être impressionnante par son niveau de jeu, cette finale, décousue, a été la plus prolifique depuis l’unique sacre anglais à domicile face à la RFA en 1966 (4-2). Qu’importe la manière, dans dix ans, seule cette deuxième étoile ajoutée au maillot tricolore pendant l’été moscovite restera. La leçon de l’Euro 2016 a été bien apprise. Deschamps n’aime pas perdre et c’est certainement pour cela qu’il a presque tout gagné dans sa carrière : notamment deux Ligues des champions, un Euro et, désormais, deux Coupes du monde… « Une finale, cela se gagne, oui. Parce que celle qu’on a perdue il y a deux ans, on ne l’a toujours pas digérée », avait-il dit mardi soir.

Les bras tendus vers le ciel et le poing rageur, le sélectionneur tricolore pouvait laisser exploser une joie mêlée à sa légendaire rage de vaincre. Après le Brésilien Mario Zagallo et l’Allemand Franz Beckenbauer, il peut désormais s’enorgueillir d’être le troisième à avoir gagné la Coupe du monde à la fois en tant que joueur et en tant qu’entraîneur.

Une performance inimaginable pour celui qui, au départ, n’était jamais le meilleur footballeur, ni le meilleur entraîneur, mais qui a toujours su transmettre sa hargne et sa détermination à un groupe. « C’est tellement beau, tellement merveilleux, a-t-il exulté, Je suis super heureux pour ce groupe-là, car on est partis de loin quand même. Cela n’a pas été toujours simple, mais à force de travail, d’écoute… Là, ils sont sur le toit du monde pour quatre ans. »

 

Solidité défensive

Kylian Mbappé poursuit, lui, sa quête de records : à 19 ans, il est le deuxième plus jeune buteur en finale d’une Coupe du monde, derrière le Brésilien Pelé (en 1958). Sans forcément en être conscient, le Parisien, désigné meilleur jeune du tournoi, restera sur l’une des images fortes de ce mois de compétition, l’unique accroc à l’opération de communication maîtrisée du Kremlin : son high five avec l’une des quatre Pussy Riot, affublées d’un costume policier, et dont le mouvement a revendiqué l’envahissement de la pelouse en deuxième période.

Elu homme du match, parfois éclipsé par son jeune coéquipier, Antoine Griezmann a, lui, répondu présent au meilleur moment d’un coup franc précis sur le premier but, d’un penalty plein de sang-froid sur le deuxième et grâce, en général, à une performance éclatante tout au long des quatre-vingt-dix minutes.

Plus globalement, comme sa devancière de 1998, cette équipe de France aura bâti son succès sur une solidité défensive insoupçonnée avant la compétition, à laquelle elle aura ajouté un jeu ultra-direct et rapide, redoutable pour forcer les défenses adverses.

 

Un mur de damiers rouge et blanc

Pourtant, cette finale, spécialement la première période, aura été paradoxalement l’un des matchs les moins aboutis des Bleus, depuis l’entame contre l’Australie, le 16 juin. Une ouverture du score contre son camp de Mario Mandzukic et un penalty contestable (une main d’Ivan Perisic qui semblait non intentionnelle) obtenu grâce à la VAR (arbitrage vidéo), voilà les deux maigres coups d’éclat qui ont permis aux Français de faire basculer la rencontre.

Le troisième but tricolore, inscrit par Paul Pogba, au terme d’une contre-attaque, et la frappe chirurgicale de Kylian Mbappé pour le quatrième, n’ont été que la punition attendue et infligée à un adversaire qui, mené et épuisé par ses trois prolongations successives, devait dès lors se découvrir. En capitaine fair-play, le gardien Hugo Lloris a offert aux Croates, d’une relance calamiteuse, la réduction du score. Pas certain que cela suffise à les consoler, pas plus que le titre de meilleur joueur de la Coupe du monde attribué au capitaine Luka Modric.